Obsèques : quelles sont les tendances en 2021 ?

Nombre d’études montrent qu’aujourd’hui, les internautes sont de plus en plus nombreux à se renseigner en ligne pour organiser les funérailles d’un proche. Ces recherches montrent que de plus en plus de personnes souhaitent personnaliser les obsèques à travers les services optionnels proposés en ligne. Elles témoignent aussi de l’évolution forte de deux tendances. D’une part, le nombre de cérémonies civiles continue de prendre le pas sur les cérémonies religieuses. D’autre part, le rite évolue lui aussi, puisque la crémation est de plus en plus choisie de nos jours.

La cérémonie civile en forte hausse

ObsèquesBeaucoup de familles ne veulent plus d’une cérémonie religieuse pour l’enterrement d’un proche et optent alors pour une cérémonie civile. Cette cérémonie en forte hausse, 46% entre 2020 et 2021 pour 38% en 2019, permet une meilleure personnalisation des obsèques. Les familles peuvent ainsi choisir selon les goûts et valeurs des défunts. Les textes lus leur correspondent mieux, sans forcément être des textes religieux et la plaque pour tombe funéraire rend hommage aux défunts de manière totalement personnalisable.

Les obsèques civiles sont orchestrées par des maîtres de cérémonie, mais elles peuvent aussi l’être par un membre de la famille qui s’est porté volontaire. Ce dernier doit veiller au bon déroulement de la cérémonie comme l’aurait fait un prestataire engagé pour l’occasion : choix de la décoration florale et des ornements, lecture du texte choisi, mais aussi mise au point de l’itinéraire pour le convoi et des différentes prestations qui se dérouleront : visionnage de vidéos, choix de la musique, etc.

La cérémonie civile se déroule selon les volontés du défunt ou de sa famille le cas échéant, au funérarium ou au crématorium. Son déroulement, plus court qu’une cérémonie religieuse, suit en général différents temps forts :

  • L’accueil, pendant lequel on nomme la personne décédée et on la situe par rapport aux différents participants.
  • Un hommage, pendant lequel on va évoquer son existence, ses goûts et passions, ses engagements, etc.
  • La participation de proches qui auront choisi des textes ou poèmes à lire, le visionnage d’un album photo ou l’écoute d’une musique particulière qu’aimait le défunt, etc.
  • Un geste d’adieu au défunt formulé avec affection, puis la conclusion de la cérémonie.

La croissance de la cérémonie civile de nos jours témoigne de la volonté plus pressante des proches de rendre plus chaleureux un rite souvent trop rigoureux lorsqu’accompli de manière religieuse.

Une autre tendance modifie aussi le déroulement des obsèques : l’augmentation toujours plus forte des crémations, dans un paysage traditionnel qui a toujours été dominé par le rite de l’inhumation.

La crémation en forte croissance

urne funéraireLa crémation, ou incinération, consiste à brûler et réduire en cendres le corps d’un défunt. Elle est, avec l’inhumation, la technique la plus utilisée pour les pratiques funéraires dans le monde.

A noter que la religion catholique n’a autorisé cette pratique que depuis 1963 (concile Vatican II), il est donc assez logique qu’elle reste minoritaire en France. Malgré cela, sa progression est forte, avec environ 41% des obsèques aujourd’hui. Il est donc prévisible que cette tendance continue de progresser.

Législation encadrant la crémation

La loi française est très stricte : elle doit être effectuée dans les 6 jours maximum après le décès, hors dimanche et jours fériés. Le cercueil est là aussi obligatoire et la police doit être présente pour s’assurer de l’identité du défunt, ainsi que pour poser les scellés sans lesquels un crématorium refusera la crémation.

Les crématoriums

La crémation doit obligatoirement se pratiquer dans un crématorium qui est géré par un opérateur privé, mais toujours pour le compte de la municipalité de son lieu d’installation. Les prix des crémations sont donc fixes puisque contrôlés par les municipalités.

La dispersion des cendres

Il existe différentes possibilités concernant la dispersion des cendres d’un proche :

  • En pleine nature après une demande à la mairie. Sachez que toute dispersion dans les lieux publics est interdite.
  • Dans le jardin mis à disposition par un crématorium (jardin du souvenir).
  • Disposition de l’urne dans une case de columbarium.
  • Inhumation de l’urne dans un caveau.
  • Scellement de l’urne sur une sépulture.
  • Il est en revanche interdit de conserver une urne dans son domicile (loi « Sueur » de 2008).
  • Dans le cas où vous devriez transporter l’urne à l’étranger, il faut un laissez-passer de la part de la préfecture et les documents exigés par le pays de destination.